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Collectif contre l'incinération des déchets en Corse

Sigle : Collectif contre l'incinération des déchets en Corse
PONTE LECCIA (20218)

Porte-parole



Colette Castagnoli


PONTE LECCIA (20218)

Description

Qui sommes nous ?  Le collectif est un mouvement de citoyens, issus de différentes régions de Corse, mobilisés depuis juin 2006 contre le projet de traitement des déchets ménagers par incinération.    Nous sommes constitués en association à but non lucratif de type Loi 1901, dont le siège est situé A Taverna 20218 Ponte Leccia.

 Le collectif est indépendant de tout parti politique et de toute confession.

 Il a pour objet d’œuvrer contre la mise en place d’un ou plusieurs incinérateurs de déchets ou de tout autre système de traitement thermique produisant des rejets et refus polluants et de promouvoir des solutions alternatives, économiquement viables.  

TRAITEMENT DES DECHETS MENAGERS : La Corse mérite une solution d'avenir, sans danger pour la santé et créatrice d'emplois. Le SYVADEC (Syndicat régional pour la mise en œuvre du traitement des déchets ménagers en Corse) a conçu un plan « d'élimination » qui prévoit d'incinérer 150 000 tonnes de déchets par an. L'idée est simple et séduisante : on brûle et hop, les déchets disparaissent comme par miracle, le feu semble avoir tout purifié… Voilà pourquoi l'incinérateur paraît être une si bonne solution : on enfourne et l'affaire est réglée ! Hélas, la réalité est beaucoup moins simple et beaucoup moins rose : l'incinération des déchets ménagers, appelée « valorisation énergétique », crée plus de problèmes qu'elle n'en résout. Elle transforme les déchets, mais ne les élimine pas.

 L'INCINERATION EST LA PIRE DES SOLUTIONS.

TOUT EST TRANSFORME EN PRODUITS HAUTEMENT TOXIQUES (fumées et résidus chargés en métaux lourds, dioxines et autres polluants organiques persistants, sans compter acides, oxydes de soufre et d'azote, plus du gaz carbonique à effet de serre) , dont les effets sont connus.

Il existe de multiples solutions qui allient investissements relativement raisonnables, possibilité d'adaptation, respect de la santé publique, de l'environnement et création d'emplois.

Par exemple, une réponse aux soucis de traitement des déchets et de développement économique respectueux de l'environnement existe par la mise en place d'une filière par vallée ou bassin de vie associant tri, compostage, recyclage et stockage. Une vraie filière économique et écologique est donc possible, avec plus d'une centaine d'emplois à la clé. Ces solutions peuvent paraître complexes à élaborer, mais d'autres territoires ont réussi à les mettre en place avec succès…

Serait-ce par paresse intellectuelle que certains de nos élus choisissent une solution dépassée, la plus simpliste et la moins efficiente ?

L'incinérateur, construit pour 25 ans, est polluant et dangereux pour la santé, cher, peu évolutif et crée peu d'emploi au regard des investissements concédés. De plus il va nuire au développement économique en portant atteinte au développement touristique de la Corse, orienté aujourd'hui sur la nature, au développement agricole basé sur des productions de qualité. L'investissement de départ est d'au moins 150 millions d'euros avec des coûts d'entretien élevés (exemple : les filtres), qui augmentent avec les années et l'évolution des normes, générant une charge croissante pour l'usager. Il crée au maximum 30 emplois et les bénéfices, tirés de ces contrats déséquilibrés de traitement des déchets pour les communes et les collectivités locales, repartent chez les actionnaires ou les stock options des grandes multinationales.

Face à ces deux types de réponses, que choisir ?

Une réponse simpliste et polluante qui hypothèque la santé publique et l'avenir pour des décennies ou bien une réponse mature, synonyme de mieux être, de développement durable…