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L’épidémie Ebola, née de la misère, frappe la richesse !

L’épidémie Ebola, née de la misère, frappe la richesse !

Communiqué de presse (Lundi 27/10/2014)

Depuis sa découverte, en 1976, et selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le bilan de l’épidémie de fièvre Ebola s’établit à 4 922 morts et 10 141 cas connus à la date du 23 octobre. Les trois pays les plus touchés par la maladie en Afrique de l’Ouest sont le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée où, au total, 4 912 décès et 10 114 cas ont été recensés. Chaque jour, de nouvelles victimes sont dénombrées et la situation au sein des pays touchés devient de plus en plus dramatique et complexe.

Outre le désastre humain directement visible, la fièvre Ebola représente une tragédie à plus long terme. Selon la Banque Mondiale, l'épidémie pourrait en effet coûter plus de 25 milliards d'euros à l'Afrique de l'Ouest d'ici la fin 2015, le virus produisant les mêmes conséquences qu'un embargo économique sur les pays touchés.

Pourquoi une telle épidémie ? La réponse est multiple. L’Afrique a connu, au cours des quatre dernières décennies, d’importants changements. D’une part, depuis 1976, année où le virus Ebola a été découvert, la population du continent a triplé. D’autre part, la déforestation et le bétonnage ont éventré des zones qui n’étaient pas accessibles par le passé. Les forêts tropicales humides de la Guinée ont, par exemple, été réduites de 80%.

Nous connaissons l’existence de la fièvre Ebola depuis près de 40 ans et, pourtant, aucun laboratoire n’a voulu, jusqu’à maintenant, investir sérieusement dans la recherche d’un vaccin qui ne concernerait que des gens pauvres, habitant des pays pauvres, ne pouvant payer. Jusqu’à maintenant, les pays riches ont préféré fermer les yeux sur cette situation dramatique. Ils ne voulaient pas voir ces morts.

Le comble de l’ironie, c’est que les conséquences de ce comportement commencent à frapper, comme un boomerang, les pays riches : le virus touche désormais l’Amérique et l’Europe ! Les pays riches ne s’attendaient peut être pas à être touchés aussi ? En tout cas, ils se mordent les doigts de ne pas avoir réagi avant !

L’inquiétude mondiale face à la menace que représente Ebola est grandissante. Surtout que nos conditions de vie et de travail sont propices à la propagation du virus. Actuellement, plus de la moitié de la population urbaine mondiale vit dans des villes de plus d’un million d’habitants et la tendance devrait s'accélérer dans les 20 prochaines années. Concentration des populations, transports en commun, fréquence des voyages… Autant d’habitudes qui risquent d’exposer plus d’hommes au virus et d’augmenter le risque de dissémination.

L’épidémie de fièvre Ebola est devenue une urgence planétaire qui menace la vie et la santé de tous.

Ecoforum, association pour l’environnement, la santé, la solidarité et le cadre de vie ainsi que des milliers de citoyens demandent à la communauté internationale et à chaque pays de mettre les moyens humains et économiques nécessaires pour stopper le virus. Le bon sens dit qu’il faut créer, dès aujourd’hui, un fond mondial pour lutter contre Ebola et les autres virus qui menacent l’humanité. Il faut aussi développer la recherche, former chacun aux gestes à suivre, se doter de plans d’action tout prêts à être mis en place en situation de crise, indépendamment des caractéristiques du pays touché, de sa solvabilité, permettant ainsi de prendre rapidement le problème à la source, de confiner les territoires affectés et d’éviter que de mauvaises situations ne tournent au désastre.

Le virus Ebola dénote l’échec d’une politique mondiale. La misère que nous ne voulions pas voir nous revient en pleine face, avec un virus qui ne peut que nous réveiller et qui est peut-être là, aussi, pour nous inciter à changer de cap…

Car il n’y a pas que les morts d’Ebola que nous ne voyons pas dans le monde : il y a aussi les 34 000 personnes qui meurent chaque jour de manque d’eau ou d’eau insalubre, les 25 000 qui meurent de faim quotidiennement, l’enfant de  moins de 10 ans qui meurt de faim toutes les 5  secondes.

Nous ne pouvons pas continuer de faire l’autruche. Ce que nous cherchons à fuir se rappelle à nous tôt ou tard et demande une vraie réponse.

Et si nous étions solidaires pour lutter contre les maux qui nous frappent ? Et si nous étions solidaires contre le virus Ebola ? Sans compter que cela aurait le mérite de protéger notre santé, ce qui n’est pas négligeable, cela nous amènerait aussi, peut être, vers un bonheur nouveau, celui du partage, loin de l’individualisme qui nous fait tant souffrir!

 

Victor Hugo Espinosa

President d’Ecoforum - Spécialiste en Risques Majeurs

06 73 03 98 84 - contact@ecoforum.fr

 

ECOFORUM, l’association des Guinéens du Sud-Est de la France et l’Association pour l’Education, la Santé et le Développement de Waounde (AESDW) ont organisé ce dimanche 26 octobre, au Vieux Port de Marseille,  une action de solidarité avec l’Afrique : « Stop Ebola ».

Liens : FR3 et Photos

Action EBOLA - Intervention de Victor Hugo Espinosa, président d'ecoforum http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1920_provence_alpes.html

Site FR3-PACA : http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/2014/10/26/marseille-les-manifestants-disent-stop-ebola-578764.html

Photos sur Facebook : https://www.facebook.com/marseille.ecologie/photos

Journal Les ECHOS : Le point de vue de Victor Hugo Espinosa - « Chikunviaire », les leçons à tirer ! http://asso.ecoforum.fr/articles/EC060307.pdf