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Fondation France Libertés

Sigle : France Libertés
22 rue de Milan

Description

La vie a voulu que je parcoure un long chemin dans le temps. Le destin m'a donné l’occasion de fouler de nombreux tapis rouges et de rencontrer les grands de ce monde. Mais il m'a surtout permis de côtoyer des populations de tous les continents, d’entendre les témoignages d’hommes et de femmes oubliés du bonheur de vivre et accablés par la misère.

 Les tapis rouges des voyages présidentiels ne m'ont pas égarée, pas plus que les lustres ne m'ont éblouie. J'ai vu s’effondrer des dictatures, d’autres se constituer avec la protection et parfois l’encouragement des puissants de ce monde. J'ai vu s’écrouler le communisme comme un château de cartes bousculé par les peuples qui ne supportaient plus le mépris de ses dirigeants.

 Aujourd’hui j'observe un capitalisme qui se fissure et se détruit lui-même, victime de sa démesure totalitaire et de son mépris pour les valeurs humaines non marchandes.
25 ans après avoir créé France Libertés, les raisons d'être de la Fondation sont toujours valables... J'ai eu la chance de voir des situations changer, nous avons même gagné certains de nos combats. Mais une trop grande partie de l'humanité reste au bord du chemin, et subit de plein fouet les folies de notre système. Le changement climatique en est un exemple : une fois de plus ce sont les plus pauvres, les plus vulnérables qui seront les premiers à payer pour notre "mal-développement".

 C'est pour cela que les actions que nous menons à la Fondation, pour favoriser l'accès à l'eau pour tous, pour redéfinir les "véritables richesses" et pour faire reconnaître et respecter le droit des peuples, me semblent toujours aussi nécessaires et essentielles.

 France Libertés est essentiellement un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative à la mondialisation du commerce et de la finance pour une société qui donne toutes ses chances à la vie.

 Danielle Mitterrand

Qui sommes-nous ?

Dès sa création en 1986, la Fondation France Libertés saisie par de nombreux témoignages de populations malmenées a soutenu, au nom des droits humains, de nombreuses minorités ethniques (Tchétchènes, Kurdes, Touaregs, Quechuasz, Roms, Karens, Tibétains, Mayas, Peuls…). L’objet de ces combats était de sauvegarder leur langue, leur culture, leur mémoire, leur développement économique, leurs richesses naturelles.

 
La Fondation agit depuis 20 ans en soutenant des projets d’associations ou des groupes de citoyens qui favorisent des pratiques démocratiques répondant aux vœux de la population, aux critères de parité, de justice et de respect des droits Humains. Des centaines d’actions de terrain et de sensibilisation ont été menées par France Libertés et ses partenaires pour le droit des peuples à l’auto-détermination.

 
C’est tout naturellement que depuis 10 ans, la Fondation a concentré ses actions sur la ressource eau nécessaire et vitale pour toute population. Elle continue également à mener des actions afin que les peuples puissent disposer librement de leurs propres richesses. Enfin, elle représente les peuples « sans voix » grâce à un statut consultatif à l’ONU qui permet de plaider régulièrement en leur faveur.

Biens Publics Mondiaux ou Biens communs de l’humanité ?

Il existe une définition « officielle » des Biens Publics Mondiaux : celle des Institutions financières internationales (dites de Bretton Woods) . Elle s'inspire pour l'essentiel de celle, réductrice et ambiguë, de l’économiste Paul Anthony Samuelson : un bien public serait quelque chose, comme l'air, le sol et l'eau par exemple, dont les acteurs économiques du marché ont besoin pour fonctionner, sans qu'aucun de ces acteurs sache le produire ou le monopoliser.

Il conviendrait alors d'en confier la régulation (mais pas forcément la propriété ni la gestion) à la puissance publique.
Cette définition est négative et n'interdit pas la marchandisation à outrance ni le gaspillage ou la pollution (de l'eau, de la nature, de la terre…).

Elle place aussi les acteurs du marché en décideurs au détriment des institutions démocratiques et donc des peuples. En témoigne l'évolution de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avec notamment les accords dits AGCS. Elle autorise une extension constante de la commercialisation de biens communs comme l'eau, les cultures, l'éducation, les soins…Ces évolutions contribuent à dénaturer les biens et les services concernés et à exclure les plus pauvres de leur accès.

Avec d'autres, France Libertés réfute donc cette définition "officielle" et développe une définition POSITIVE des biens publics mondiaux qu’elle préfère appeler les biens communs de l'humanité.

Des biens communs de l’humanité accessibles à tous : une utopie ?
 

Non ! Un choix réaliste : celui d'une société mondiale et solidaire.
 Chaque société fait tous les jours, même sans s'en rendre compte, des choix, différents selon les cultures.

 En Occident, par exemple, nombreux sont ceux qui ne voient plus ou qui refusent de voir que les choix économiques du néolibéralisme impliquent d’accepter que des enfants meurent durablement de faim et de maladie.
 Si on le refuse, il faut opposer aux crises planétaires une réponse globale.
Les horreurs des guerres mondiales avaient permis l'apparition d'organisations, de lois, de déclarations ou de conventions internationales en faveur des droits humains. La nécessité d’un rempart à la barbarie avait par exemple présidé à la création de la Croix Rouge ou de l’ONU.

 Aujourd'hui, les catastrophes écologiques et sociales causées par le développement industriel et humain anarchique ont à leur tour des répercussions universelles.
 Le réchauffement climatique, la pression démographique, les grandes migrations, les risques nucléaires, la pollution des eaux, aucune frontière, aucune police ne pourra en protéger les nations ni même les classes favorisées.
 Une société mondiale solidaire et démocratique n'est pas une utopie : c'est une impérieuse nécessité. Et c'est possible !

Les Biens communs de l’humanité accessibles à tous : c'est possible !
 
Les lois du marché ne sont pas des lois naturelles intangibles et éternelles.
Le capitalisme n’est qu’un moment de l’histoire et non un horizon indépassable.

 Dès l'origine, il s'est montré avantageux pour certains mais toujours au détriment de beaucoup d'autres : guerres, colonialisme, esclavage, laminage des cultures, saccages de l'environnement…

 Le système capitaliste montre aujourd'hui ses limites, son incapacité à résoudre les problèmes de la faim, de la paix, de l’injustice, de l’oppression…

 Il aggrave la destruction des ressources naturelles nécessaires à la vie.

 L'action de France Libertés se place donc clairement dans un courant critique vis-à-vis du néolibéralisme.

 

 Les Biens communs de l’humanité accessibles à tous : un projet de société.
 
Notre défense des biens communs de l’humanité exprime le choix d'une société mondiale :
• fondée sur le système des droits humains et écologiques universels,
• soutenue, réinventée et contrôlée en permanence par les mouvements citoyens,
• résolument engagée sur une vision nouvelle du monde, de l'économie et de la politique.
 
L’exercice illimité du droit de propriété privée sera nécessairement remis en question. La définition d’un « Patrimoine commun de l’humanité » est la condition première pour formuler des solutions valables dans toutes les cultures sur des questions aussi vitales que : l’énergie, le devenir du climat, la paix et le commerce international des armements, l’oppression des femmes qui entrave tout développement...

 Cette vision va bien au-delà des « Objectifs du Millénaire pour le développement », promis à un échec annoncé.Elle éclaire les actions ponctuelles que réalise France Libertés à travers le monde pour témoigner, favoriser et inventer une alternative harmonieuse en faveur du bien-être humain.

 Le partage du patrimoine commun de l'humanité implique une nouvelle économie.

 Pour préparer un avenir meilleur, des progrès sont à réaliser sur les définitions juridiques de ce que sera le nouvel ordre mondial.
Une référence existe. La notion de "Patrimoine commun de l’humanité" a déjà été arrêtée pour ce qui est de la gestion des mers et des océans, des planètes, des corps célestes…

 Elle comporte quatre éléments :
• la non-appropriation par quiconque,
• la gestion internationale par les Nations-Unies,
• le partage des bénéfices entre toutes les nations,
• l’utilisation exclusivement pacifique des ressources naturelles.
 
La bonne gestion de notre patrimoine commun doit dépasser la souveraineté des États et conduire à travailler sur la création d’une représentation juridique supranationale des intérêts communs de l'humanité. Une nouvelle forme de "nations unies" ?