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AGRISUD INTERNATIONAL

Sigle : AGRISUD INTERNATIONAL
195, Boulevard Saint Germain

Président



Robert Lion


195, Boulevard Saint Germain

Description

Dans les pays en développement, des centaines de millions de personnes sont enlisées dans la pauvreté, sans perspective d’en sortir.

La pauvreté écrase les hommes, les femmes, les enfants. Elle les condamne, non à vivre, mais à survivre. Elle les prive de l’accès à des biens publics essentiels, interdisant l’exercice de leur dignité d’êtres humains. Exacerbée par la perception quotidienne des inégalités, la pauvreté provoque souvent des actes désespérés : la séparation familiale, les migrations, la révolte, la violence. Elle est l’adversaire de la paix.

Les pauvres sont aussi les premières victimes des dégradations de l’environnement. En même temps, et malgré eux, ils contribuent à aggraver la situation et à dérégler les écosystèmes.

Les grands défis de ce temps se trouvent tous liés à la pauvreté : la précarité, les déficits alimentaires et le manque d’eau potable ; l’impossible accès aux soins, à la connaissance et à la formation ; les atteintes à la biodiversité et le réchauffement climatique. La pauvreté est au cœur des problèmes du monde.

Un facteur important de la pauvreté est la mise à l’écart de la vie économique : les pauvres n’ont pas d’emploi stable, ils sont hors d’état de vendre ou de produire de manière régulière et profitable. Ils ont au mieux des revenus occasionnels et aléatoires, qu’ils tirent souvent d’activités pénibles et indignes. Ils ne sont donc consommateurs que de manière précaire et marginale. Cette exclusion économique les conduit à l’exclusion sociale.

Tout peut changer le jour où une femme ou un homme pauvre est mis en situation de produire des biens ou des services qui répondent à une demande. Elle ou il deviendra tout petit entrepreneur. Il dirigera une très petite entreprise (TPE), qui lui procurera des revenus réguliers.

Il faut bien sûr que cette TPE soit viable : le petit entrepreneur doit avoir appris son métier ; il doit disposer des outils avec lesquels il pourra adapter sa production au marché ; il doit trouver auprès de lui expertise et conseil. Si ces conditions sont remplies, la TPE sera profitable. Les revenus qu’il en tirera lui permettront d’échapper à la précarité. Il accédera à l’autonomie économique et sociale. La TPE peut être un puissant moteur du développement humain.

Mais les pays en développement ont rarement les moyens techniques d’appuyer l’éclosion et l’essor de telles entreprises. Faute de cet appui, faute aussi de pouvoir s’organiser, des personnes pauvres et isolées ne seront presque jamais en mesure de créer un tissu micro-économique robuste et profitable.
 
Une intervention experte et professionnelle pourra remédier à ces carences si elle sait analyser le marché, si elle est attentive aux besoins réels, si elle est respectueuse de la culture et des pratiques locales. Elle aidera les candidats à l’entreprise à se manifester, mobilisera les compétences locales, obtiendra le soutien des professions et des autorités ; elle organisera le financement et la réalisation des investissements nécessaires ; elle mettra en place une formation et des appuis techniques.

L’expérience montre qu’on peut ainsi, dans une région donnée, créer des centaines ou des milliers de TPE bien ancrées dans leurs marchés, rentables et durables.

Cela peut être le cas, en particulier, d’exploitations agricoles familiales, qui approvisionneront les marchés alimentaires locaux. Une agriculture locale non seulement réduit les importations alimentaires mais représente aussi d’importants gisements d’activités et d’emplois locaux.

La mobilisation des ressorts de l’économie peut être un formidable outil dans la lutte contre la pauvreté.